Les Jardiniers du Bitume de Roger Riffard

16,00

Les Jardiniers du Bitume de Roger Riffard

16,00

Paru le 7 mai 2021.

  • Collection « Récidive »
  • 128 pages
  • 13 cm x 21 cm à la française
  • Reliure cousue, carrée, collée
  • Imprimé en France par Allais sur papier Fedrigoni (couverture impression Pantone sur Tintoretto Neve 350 gr, intérieur impression noire sur Arena Ivory Smooth 90 gr)
  • ISBN 978-2-9565635-6-3

Description

Un poète en fin de compte et qui s’exprime dans une langue châtiée et personnelle”

Georges Brassens

Le résumé

Au départ, il y a un ouvrier de la CNTA (Compagnie Nationale des Transports Accélérés) prénommé Alexis. Et puis la vie dans un immeuble de banlieue parisienne : celle des petites gens. Le père Carolus au rez-de-chaussée, le fils du voisin Durand  qui a chopé la coqueluche, le café du coin pour le jaja et le sandwich au hareng servis par l’Ugénie, la patronne. Mais cette vie bigarrée ne suffit pas à Alexis, qui ressent très vite une irrépressible envie de fuir sa condition pour aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs…

Première parution : éditions Julliard, 1956 (épuisé)

Lire un extrait

 

L’auteur

Raconter Roger Riffard c’est comme zieuter les trains de marchandises depuis le quai de la gare. Tour à tour cheminot, puis romancier, puis chansonnier dans les cabarets Rive Gauche (aux côtés de Boby Lapointe ou d’Anne Sylvestre) et enfin acteur de cinéma façon « troisième couteau » (chez Claude Zidi ou Bertrand Blier), un Riffard peut en cacher un autre. Il atteint finalement son terminus, le 28 octobre 1981, deux heures à peine avant son vieil ami Georges Brassens. Dans l’indifférence quasi générale. 

— Mais on vivrait la vraie vie, et tout de suite, tu comprends ? Avant qu’on soit usé. On serait les patrons. Plus de métro, plus de retard, plus de chef, rien que la liberté, sacré bon Dieu de bon Dieu. Une supposition… J’te dis ! Durand, occupe-toi des radis. Et tu me réponds : mon œil ! j’m’occupe des tomates. Et tu t’occupes des tomates. Tu t’occupes de ce que tu veux, moi de ce que j’veux. Tu me dis : mon œil ! et tu t’en vas dans les tomates. C’est la liberté. »


Recensions

Librairie Durance — Nantes

« Quelle magnifique idée ont eue les nantaises éditions Bouclard en rééditant ces deux textes de Roger Riffard ! Lire Riffard c’est arpenter le Paris prolo de Doisneau, c’est s’apercevoir que les trente glorieuses ont débuté dans la misère la plus crasse, c’est une noirceur, c’est une gouaille, c’est du Gabin (jeune), c’est du marcel taché de sueur et de poussière, ce sont des poings qu’on brandit, des noms d’oiseau qui pleuvent, c’est une lecture bagarreuse et nécessaire. C’est aussi une pièce posée au milieu d’autres livres, d’autres auteurs, d’autres personnages, des désespérés rageux de l’anonyme La Scierie, des vagabonds magnifiques de Panait Istrati, des jeunes gens en colère de Samedi soir, dimanche matin d’Alan Sillitoe ou des banlieusards rudes et tendres de René Fallet. Tous les damnés du progrès ont soif de vie et de justice, d’amour et de bons copains… Des comme ça, c’est oui tous les jours ! Alors… Merde ! Lisez Roger Riffard ! »

Librairie Fracas — Lorient

« On découvre avec Les jardiniers du bitume une langue extrêmement colorée, une gouaille riche et pleine de verve au service de la peinture de la vie d’un petit immeuble parisien des années 1950. Roger Riffard fut un météore de la littérature française. Mais quel éclat nous laisse-t-il sur son passage ! »

Librairie La Pensée Sauvage — Metz

« 67 ans plus tard les éditions Bouclard font sortir du placard l’ami Roger Riffard… Merveille, bijou à porter dans la poche ou autour du cou, à laisser traîner ou à offrir à tour de bras, de la nostalgie au grand cœur, un ton gouailleur, de la belle fraternité… à découvrir absolument !!! »

Librairie Lise & Moi — Vertou

« Chronique de quartier formidable où on rencontre Alexis qui rêve de jardins et d’horizon. On croise des personnages hauts en couleurs que l’ont voit au café avec l’Eugénie ou dans l’immeuble avec le père Carolus ! C’est joyeux et touchant ».

France Culture (Mauvais Genre)

« De magnifiques livres, un peu rétros sur un très beau papier. Roger Riffard sort de l’oubli avec ces romans noirs épuisés depuis longtemps. Un cadeau que doivent se faire tous les bibliophiles, les polardophiles… C’est assurément à découvrir ou à redécouvrir, bravo aux éditions Bouclard pour avoir republié les livres d’un homme si attachant et d’un très bon écrivain. »

Le Matricule des Anges

« Pour le ton et le propos, c’est en aimable faubourien qu’écrit Riffard en jonglant un peu avec l’argot et les figures typiques — assez réussies il faut dire. Au dessein universel, Riffard préféra l’anecdote et la scène de genre, produisant deux livres noirs comme des surgeons naturalistes. »

L’Humanité

« L’histoire de Roger Riffard est tellement belle qu’elle mériterait d’être inventée. Mais non, il a bel et bien existé. On retrouvera dans ce roman touchant et amer toute la vie des ouvriers parisiens de l’après-guerre, des temps difficiles qu’on aurait pas eu l’idée d’appeler les Trente Glorieuses. »

Le Figaro Magazine

« On savoure ces histoires du monde d’avant qui, en dépit de la fatalité et de la tragédie, fleuraient ‘le bois et le grand air’. Duvivier ou Grémillon auraient pu filmer les personnages et les atmosphères de Riffard. On se console en lisant cet anar au cœur lourd. »

Livres Hebdo

« Jusque dans les moindres détails, les deux rééditions sont le résultat d’un travail minutieux. »

France Bleu Loire Océan

« C’est un livre qui sent la sueur, l’habit du dimanche, le casse-croute au hareng, les petits matins en banlieue : Les Jardiniers du bitume un roman de Roger Riffard, cheminot anar, chansonnier, écrivain, acteur dans les années 50, un personnage incroyable, ami de Georges Brassens, mais totalement tombé dans l’oubli. »

Le Monde Libertaire

« Roger Riffard nous dépeint des rues sales et humides, des gens qu’un ex aurait qualifié de “sans dents” et qui savent que, pour eux, pour compter vivre un jour faut d’abord se tuer au boulot. Un livre sombre plein de tendresse et de poésie. À lire jusqu’à  la phrase ultime pour espérer un peu de lumière. »

Causeur

« Avec Riffard, on entre directement dans le dur, c’est âpre, sans issue, splendidement incarné, la rédemption n’existe pas sur le pavé. […] Deux histoires cabossées où les cheminots ont des envies d’évasion, d’un lopin de terre et d’une bouche accorte, le soir venu. Ces forçats usent leur santé dans l’enfer du rail, ils jouent des poings par fatalité et par écœurement. Assurément, les deux meilleurs romans de ce début d’année. »

Ils en ont aussi parlé : Addict Culture…

Photo : © Collection Gilles Tcherniak

Informations complémentaires

Poids 178 g
Dimensions 13 × 21 cm